Témoignages

 

En ce qui concerne mon accouchement, voici ce que j’ai vécu : arrivée à terme, j’ai dû me résoudre à ce que l’équipe médicale de la maternité me provoque parce que j’étais en pré-éclampsie. Même si j’étais décidée à accepter les évènements comme nous l’avions préparé en séances, j’ai durement encaissé la nouvelle car je rêvais d’un accouchement naturel. Je ne me sentais pas prête et j’aurais voulu que mon bébé se décide de lui-même. Au lieu de cela, on allait le sortir de force. J’ai pleuré et ma tension a pris l’ascenseur. On m’a expliqué que la péridurale était obligatoire dans mon cas. Je ne voulais pas mais je me suis rapidement sentie tellement oppressée que j’ai dû m’y résoudre. Heureusement, il m’a été administré la « dose-test  » ce qui m’a permis de ressentir la douleur. J’ai alors mis en pratique toutes les techniques que nous avions répétées lors des séances de yoga (vibrations, mouvements de l’infini du bassin physiquement et mentalement, respiration de la vague…). Tout cela m’a permis de gérer les contractions et j’en étais très heureuse. J’ai eu l’impression d’être dans l’action avec mon bébé comme je le souhaitais. Je l’ai senti descendre, puis passer dans le périnée et là j’ai cru que tout allait se déchirer! Peu après, tout était terminé. Notre beau garçon était là avec nous.

Voilà, depuis j’ai « digéré » le fait que je n’ai pas pu mener la grossesse jusqu’au bout. Je pense que la préparation mentale que nous avions faite m’y a aidée. Avec le recul, je suis vraiment très contente d’avoir pu accoucher par voie basse et avec des sensations. Etant donné les circonstances, c’était le mieux que je pouvais souhaiter.

Merci encore pour tout!

Agnès


 

J’ai commencé les cours de yoga avec Anne à environ 4 mois et demi de grossesse. Cette seconde grossesse n’était initialement pas désirée étant donné que je portais un stérilet, de plus mon premier accouchement avait été assez traumatisant et mon premier trimestre un peu épuisant du fait d’une forte fatigue et de vomissements importants. Du coup, j’avais vraiment besoin et envie de faire quelque chose pour me sentir en forme. Contre toute attente de ma part, ce cours de yoga qui m’avait été recommandé par une amie, s’est révélé bienfaisant en de très nombreux points et m’a aidé à aborder ma grossesse et mon accouchement dans une grande sérénité.

Les cours étaient pour moi une opportunité de passer un moment privilégié avec d’autres femmes enceintes et avec Anne, dont la voix et les paroles m’ont chaque fois permis de me connecter avec ce qu’il y avait de plus apaisé et de plus serein en moi et, plus important, avec mon bébé, très vite. J’y pense chaque fois avec émotion et avec un sourire aussi. Ces cours fonctionnent par cycles de six, mais j’y ai été fidèle durant toute ma grossesse tant cela me faisait du bien physiquement et moralement.

Tout d’abord les exercices qui sont pratiqués durant ce cours sont très simples et faciles à se remémorer pour refaire à la maison (de plus les livres qu’elle nous conseille d’acheter sont très bien faits et les exercices très bien expliqués), du coup je les ai faits à la maison plus ou moins régulièrement au départ, puis religieusement sur la fin de ma grossesse. Je n’ai souffert d’aucun maux type mal de dos ou sensation de raideur dans le bassin, sciatique ou autres. Et je suis persuadée que c’est grâce à ces exercices qui me permettaient de garder vivante et souple cette partie habitée de mon corps, qu’on a tendance à laisser spontanément « endormie » pendant une grossesse…

Ensuite, ce cours comporte une part de « méditation » absolument pas cliché, mais profondément apaisante. Je sais j’utilise beaucoup ce terme, mais c’est parce qu’il traduit au plus près mon impression globale. Anne, de sa voix juste et douce, nous guide de sorte que l’on arrive à visualiser et ressentir notre bébé. Mais aussi notre périnée dans ses différentes parties ce qui permet de faire des exercices que j’ai trouvé bien efficaces, notamment durant la période qui a suivi l’accouchement. Durant ces moments méditatifs, elle a installé en moi une certitude que je serais capable d’accoucher, que j’aurais cette force et elle a contribué en très grande partie à me préparer à un accouchement nouveau et à me faire quitter l’angoisse du souvenir de mon premier. Forcément, ça m’a plu! Le message le plus fondamental et important qui m’a été délivré a été qu’il me fallait rester en contact avec mon bébé durant l’accouchement plutôt qu’avec la douleur. Cela a été pour moi une véritable révélation. La deuxième chose qui m’a apporté toute la force dont j’avais besoin était le conseil de garder mon attention fixée sur les périodes de récupération plutôt que sur celles des contractions. Ces deux choses sont celles qui m’ont marquée et m’ont portée aussi, mais il y en a bien d’autres…

D’autre part, j’ai rencontré durant ce cours une future maman qui m’a parlé de la possibilité de me faire suivre par une sage-femme (de l’Arcade) plutôt que par mon gynécologue et également de la possibilité de faire ensuite avec cette sage-femme mon travail d’accouchement à la maison avec un accouchement à la maternité ensuite. J’ai donc fait le choix de ce suivi et eu au final un accouchement « magique », tout en respiration, vocalisations et concentration, sans péridurale, sans épisiotomie, sans déchirure et sans séjour prolongé à l’Hôpital… et ai donné naissance à un magnifique petit garçon de 3.700 kg très… apaisé – qui ne pleure pour ainsi dire jamais!

Gaelle


 

La petite Nora est née le jour du terme, dimanche 2 décembre en 5 h de travail à la maison !… Durant tout l’accouchement j’ai été très reconnaissante envers tes cours de yoga. Les huit, la visualisation de la lumière et les vagues m’ont beaucoup aidés!

Maintenant elle est déjà dans les ondes alpha et elle nous fait des sourires trop craquants après les tétées.

Merci encore pour tout.

Elisa


 

Tout d’abord un grand merci, comme je t’ai dit l’autre jour, à plusieurs reprises dans la journée de l’accouchement j’ai pu utiliser les infos que tu nous as enseignées dans tes cours.

Pour énumérer celles qui me viennent à l’esprit tout de suite:

1. la respiration en vagues m’a aidée à évacuer la tension des contractions vers le sol, plutôt que de les bloquer vers le haut …

2. le mouvement en 8 des hanches a été très bénéfique dans la 1ère phase du travail… le mouvement aidant a ne pas bloquer les tensions dans le bassin

3. l’exercice des 8 en allant jusqu’à la position accroupie m’a inspirée au moment de pousser…j’ai commencé a faire des demi pliés avec l’idée de déposer le bébé au sol….

4. plonger en moi et respirer calmement…

Et surtout, les discussions qu’on a eues, le partage de ton expérience de mère, le temps partagé entre femmes, le tout m’a mise en confiance, j’avais tous les outils nécessaires pour aborder une naissance naturelle à la maison !

Mon accouchement  à été une expérience magnifique et je crois sincèrement que tes cours ont participé, avec le soutien moral de la sage femme et la complicité physique avec mon homme, à faire de cette épreuve un moment d’intensité et non de douleur ! Merci encore, et heureuse d’avoir fait ta connaissance !

Marthe


 

La pratique du yoga m’a été conseillée par la sage-femme qui m’a accompagnée lors de ma première grossesse. Je suis heureuse d’avoir suivi son conseil, les cours de yoga pour futures mamans ont été une découverte surprenante et très utile pour moi. Pendant les derniers mois de ma grossesse j’ai pu, à travers une pratique régulière (2 fois par semaine), apprendre à sentir mon corps, à visualiser les différents muscles et zones concernées par l’expérience de la grossesse, à communiquer avec le bébé en moi, et m’entraîner à des gestes et mouvements que j’ai pu récupérer pendant l’accouchement. En particulier la respiration, par les mouvements « de la vague », que j’ai pratiqués dès l’arrivée des premières contractions, m’a aidée et surtout lors des dernières minutes avant l’arrivée de ma fille. Aussi, les exercices avec la voix m’ont renforcée dans l’idée que l’usage de ma voix pour accompagner la douleur m’était indispensable, et j’ai donc donné libre cours à mes envies de crier et chanter des sons graves et aigus lors des contractions.

Grâce au yoga j’ai donc vécu une expérience magnifique lors de mon accouchement: j’ai bougé dans tant de positions différentes, et j’ai pu donner la vie à ma fille sans péridurale, en pleine présence et en vivant ce moment intense avec sérénité et joie infinie.

Katja


 

Le lundi 03 janvier, vers 19 heures, j’ai ressenti les premières contractions. Je n’en n’étais pas très sûre alors j’ai appelé les urgences de la maternité. Il semblait en effet que les contractions étaient à surveiller. J’ai donc commencé à compter. Puis vers minuit les contractions se sont rapprochées, cette fois il n’y avait plus de doute, le travail se faisait, j’allais accoucher d’ici les heures qui arrivaient.

Pendant tout le long de cette première attente, que j’ai pu repousser le plus possible en restant chez moi, avant d’aller à la maternité, je n’ai cessé d’expirer, de souffler, en pensant à ne pas lutter contre ce qui se passait. J’avais vraiment le sentiment que le seul moyen de tolérer la souffrance était de l’accepter, et de l’accompagner, car elle m’emmenait inévitablement vers la libération de mon enfant.

Accepter ce qui arrive, en se faisant confiance, sachant que de toute façon il n’y a qu’un chemin à prendre. Ne pas oublier que mon corps est fait pour enfanter, que cette douleur sans seuil allait forcément en crescendo. Et puis penser aussi à mon enfant qui de son côté travaillait pour se mettre sur la voie de la lumière. Ces notions très fortes se sont installées en moi grâce à la préparation en amont pendant mes mois de grossesse, de visualisation, d’intériorisation à travers les cours de yoga. Il me venait à l’esprit des phrases très fortes comme  » se faire confiance « ,  » accepter ce qui se passe, ce qui arrive « , et puis cette image de  » la vague et de son rocher », comme ancrage et souffle, mon compagnon comme un roc sur lequel s’abandonner. Il a été présent tout le long, attentif, discret, perdu, aidant, soutenant, désemparé, spectateur de cet étrange processus.

Nous avons fini par aller vers 4h30 du matin à la maternité, après ces longues heures d’attentes et la fatigue qui se faisait de plus en plus anesthésiante. J’ai tenté le plus longtemps possible de garder l’esprit ouvert et libre de toutes pensées, attentive à mon corps, présente pour lui et mon petit, tout petit. Le souffle aidant aussi à vider mon esprit, à l’alléger de toutes pensées parasites. Vers 7h du matin, j’entrais en salle d’accouchement, il n’y avait plus de doute possible. Encouragée par la sage-femme, rassurée surtout, j’ai fini par choisir une position et je me suis entièrement connectée à mon corps, j’ai tenté de faire de cette violence une alliée et je me suis échappée pour n’entendre que la voix de la sage-femme me dire  » allez y, maintenant… ». Et sentir ma main dans celle de mon amoureux, serrée très fort, sans le lâcher, même si je ne pouvais ni le regarder, ni lui parler.

Je crois m’être tellement préparée à accepter ce qui venait à moi durant ces premières heures, que j’ai décidé de ne pas prendre d’anesthésie. Tout était en place pour que les choses se fassent naturellement, en une étrange symbiose avec ces terribles sensations paralysantes qui me submergeaient. Prendre la péridurale m’apparaissait tout à coup comme un abandon de ce que je venais de mettre en place. Et puis le bébé a fait savoir qu’il arrivait. Vik, Sailor est né à 10h57.

Il est clair à présent que les exercices de visualisation, de pensées intérieures, d’harmonisation entre l’enfant à venir et mon corps pendant les mois précédant l’évènement, et surtout ces mots clés ont été salvateurs, porteurs, encourageants, fondateurs. C’est un moment inoubliable, une expérience unique.

Magali


 

Alec est né ce matin :) On est déjà de retour à la maison.

Merci à toi et tes cours magnifiques qui m’ont permis de faire des vagues à tout va contre un solide rocher et réussir à surmonter la naissance sans péridurale. Bisou et à bientôt.

Elodie